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La tour de Londres (The Tower of London) est officiellement appelée "La forteresse et le palais de Sa Majesté, La tour de Londres" (Her Majesty's Royal Palace and Fortress the Tower of London ) bien que le dernier monarque qui y ait habité fut le roi Jacques Ier.

La tour Blanche, bâtiment carré avec des tourelles sur chaque angle qui lui donna son nom, se trouve au centre d'un complexe de plusieurs bâtiments sur la Tamise à Londres, qui servaient de forteresse, d'arsenal, de trésorerie, d'hôtel des Monnaies, de palais, de refuge et de prison (lieu d'exécution), surtout pour les prisonniers des plus hauts échelons de la société.
Ce dernier usage fut à l'origine de l'expression anglaise sent to the Tower ("envoyé à la Tour") qui veut dire emprisonné, tout comme son équivalent français "embastiller". Élisabeth I y fut emprisonnée deux mois pendant le règne de sa soeur Marie. Le dernier prisonnier célèbre de la Tour fut Rudolf Hess durant la Seconde Guerre mondiale.
Histoire
En 1066-1067, Guillaume le Conquérant ordonna la construction de la tour Blanche à l'intérieur de l'angle sud-est formé par les remparts de la ville face à la Tamise. Il s'agissait de protéger les envahisseurs normands des habitants de Londres tout en protégeant la ville d'attaques extérieures. Pour la construction de la Tour, le Conquérant fit importer des pierres de Caen en Normandie et nomma Gundulf, évêque de Rochester, responsable des travaux. Pour compléter les défenses du fort, le roi Richard Coeur de Lion fit creuser une douve autour du mur de la tour, et la fit remplir d'eau de la Tamise. À l'occasion du drainage des douves en 1830, on découvrit des ossements humains. Cependant, le fossé s'étant avéré une défense peu efficace, le roi Henri III en fit revoir la construction au XIIIe siècle selon des techniques éprouvées par les ingénieurs hollandais. Il en profita pour renforcer les murailles, donnant l'ordre d'abattre une partie des fortifications pour agrandir leur enceinte et faisant fi des protestations des habitants de la ville et des rumeurs (rapportées par le moine et chroniqueur Mathieu Paris) qui parlaient de menaces surnaturelles. Henri III fit de la Tour une des principales résidences royales et se fit aménager des appartements somptueux dans la basse-cour. Les fortifications furent achevées entre 1275 et 1285 par Edouard Ier qui fit construire un mur extérieur entourant la première enceinte et offrant ainsi une double protection. L'ancien fossé fut remis en service et un nouveau fossé aménagé autour de l'enceinte extérieure. La Tour demeura résidence royale jusqu'à l'époque d'Olivier Cromwell, qui fit abattre le logis royal.
Le développement de l'artillerie mit fin au rôle défensif de la Tour. Les fossés furent asséchés en 1830.
Une ménagerie royale s'ouvrit en ce lieu dès le XIIIe siècle (peut-être dès 1204), sous le règne de Jean sans Terre. Il est possible que les premiers animaux aient été transférés de la ménagerie royale aménagée par Henri Ier dans son château de Woodstock. On sait avec certitude que le roi Henri III y accueillit en 1235 trois léopards (ainsi désignés, mais peut-être s'agissait-il de lions), cadeaux de l'empereur Frédéric II. En 1264, les animaux furent installés en un endroit aménagé sur les fortifications près de l'entrée ouest du château qui fut promptement baptisé tour des lions. Sous le règne d'Élisabeth I, le public fut quelquefois autorisé à y accéder. On a récemment retrouvé un crâne de lion que les analyses au carbone 14 permettent de dater entre 1280 et 1385.
La ménagerie s'ouvrit au public en 1804. C'est là que le poète William Blake put voir le tigre qui lui inspira peut-être The Tyger. Le dernier directeur de la ménagerie, Alfred Cops, la trouva dans un état pitoyable. Il racheta des animaux et fit établir un catalogue scientifique illustré. Mais les jours de la ménagerie étaient comptés, car un jardin zoologique moderne devait s'ouvrir dans Regent's Park. Pour des raisons à la fois commerciales et humanitaires, on transféra donc les pensionnaires de la ménagerie dans le zoo de Londres. Le dernier animal quitta la tour des Lions en 1835. Cette partie des fortifications a été partiellement détruite. Il n'en reste aujourd'hui que la porte des lions.  La tour de Londres servit de prison pour des prisonniers politiques de haut rang et des dissidents religieux. Le premier prisonnier fut Rainulf Flambard en 1100, condamné pour extorsion alors qu’il était évêque de Durham. Ironiquement, il était lui-même à l’origine de diverses améliorations architecturale de la Tour après que le premier architecte Gundulf eut quitté Londres pour Rochester. Il s’échappa de la tour Blanche en s’aidant d’une corde cachée dans un tonnelet de vin.
En 1988, la Tour fut inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO
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